S’intéresser au détail du prix du gaz est capital. Pourquoi ? Parce qu’il reprend les montants formant votre facture et révèle donc les postes qui vous coutent cher ! Serez-vous surpris du résultat ?


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Si vous utilisez du gaz naturel pour vous chauffer, cuisiner ou pour l’eau chaude sanitaire, vous avez forcément dû au préalable souscrire une offre de fourniture. Une étape simple et rapide qui nécessite toutefois de faire un choix entre les différents fournisseurs de gaz présents sur le marché belge.

C’est souvent là que l’histoire se complique car en plus d’un service clientèle de qualité, les clients recherchent habituellement un faible prix du kilowattheure (kWh) de gaz. Pour ce faire, un passage sur un comparateur des fournisseurs d’énergie suffit. Cependant, opter pour une offre d’énergie pas chère peut tout de même mener à une facture élevée, malgré une basse consommation. Explications.

Les composantes d’une facture de gaz

Une facture de gaz naturel, combustible venu remplacer le gaz de ville, est divisée en trois grandes parties : le prix du kWh de gaz, les coûts de réseaux et les taxes. En tant que consommateur, vous rémunérez donc plusieurs acteurs du marché du gaz. La mauvaise nouvelle ? Certains vous sont imposés.

Graphique indiquant l'importance de chaque partie d'une facture de gaz

Composantes d’une facture de gaz en Wallonie au 1er août 2017. Source : CREG.

1. Le prix de l’énergie, soit le prix du gaz naturel

Le tarif du gaz est fixé par le fournisseur d’énergie. Il peut par exemple s’agir d’Engie Electrabel, de Luminus, de Lampiris ou d’Essent, acteurs qui dominent le marché du gaz en Wallonie. À coté de ces géants, d’autres fournisseurs tels que Antargaz et Mega tentent de se faire une place.

Dans la pratique, le coût du gaz varie donc d’une entreprise à l’autre mais aussi d’une offre à l’autre. Pour identifier le plus intéressant, il faut tenir compte des deux éléments qui le composent : le prix du kilowattheure de gaz et la redevance annuelle (aussi appelée abonnement au gaz). Cette subtilité est importante car il peut arriver que le prix unitaire par kWh soit très bas mais que la redevance soit haute. L’intérêt de l’offre en question peut alors devenir nul selon votre consommation de gaz.

2. Les coûts de réseaux, soit les tarifs de distribution et de transport

La seconde partie de la facture de gaz est relative aux coûts de réseaux. Il y a d’abord ceux générés par les activités de Fluxys, le gestionnaire du réseau de transport (GRT) à haute pression. Son rôle est notamment d’acheminer le gaz naturel jusqu’aux consommateurs industriels et jusqu’aux gestionnaires de réseau de distribution (GRD). Ces derniers, qui gèrent les canalisations à basse et moyenne pression, font le lien entre les infrastructures de Fluxys et les habitations.

Pour information, Fluxys et les différents GRD exercent un monopole sur le territoire pour lequel ils sont désignés. C’est-à-dire l’ensemble de la Belgique pour Fluxys et une région délimitée pour chaque GRD. Par conséquent, impossible pour le consommateur d’échapper à leurs tarifs ou d’opter pour un autre gestionnaire dans l’espoir de payer moins cher. Vous ignorez quel GRD est actif dans votre ville ou village ? Utilisez notre outil de recherche !

3. Les taxes imposées par les autorités

Si vous jetez un oeil à votre facture, vous constaterez qu’il existe de nombreuses taxes en matière d’énergie. Nous pouvons par exemple vous citer la TVA, la cotisation sur l’énergie et la cotisation fédérale. À elles s’ajoutent les surcharges mises en place par les Régions.

Ce dernier poste de la facture ne dépend donc pas du fournisseur de gaz naturel mais en tant que responsable de la facturation, il reçoit les sommes dues et les reverse ensuite aux institutions concernées.

Une facturation en kWh mais un compteur en m³

Pour établir votre facture, votre fournisseur se base sur les kilowattheures consommés. C’est d’ailleurs pour cette raison que les grilles tarifaires des entreprises de fourniture indiquent les prix du gaz par kWh. Pourtant, votre compteur de gaz communique les mètres cubes (m³) livrés. Comment expliquer cette différence ? Est-il alors impossible de connaître le prix du m³ de gaz ?

Compteur de gaz indiquant la consommation en mètre cube (m3)

L’objectif de départ est que chaque ménage paie l’énergie effectivement reçue et non une quantité de combustible. Pour ce faire, il faut exprimer en kWh le pouvoir calorifique contenu dans un m³ de gaz naturel. Les GRD calculent alors un taux de conversion variant selon trois critères :

  1. La composition du gaz : elle change en permanence, notamment en fonction de l’origine du gaz naturel. C’est ainsi que le gaz pauvre, destiné à disparaître en Belgique en raison de la fin du gaz néerlandais, a un pouvoir calorifique différent du gaz riche.
  2. L’altitude de votre commune : le gaz contient moins d’énergie en hauteur en raison de la diminution de la pression atmosphérique.
  3. La pression de livraison : plus la pression est élevée, plus le coefficient de conversion l’est également.

Une fois le taux de conversion déterminé, il est multiplié au volume de gaz mesuré à votre compteur. Pour réaliser votre facture, reste au fournisseur à multiplier ce résultat par le coût du kilowattheure de gaz indiqué dans votre contrat de fourniture. Pour information, la valeur moyenne du pouvoir énergétique de 1 m3 de gaz correspond à 10 kWh.

Faut-il choisir un prix du gaz de ville (gaz naturel) variable ou fixe ?

En optant pour un prix fixe, le client a la garantie de bénéficier d’un tarif du gaz identique pendant toute la durée de son contrat. L’avantage de cette formule est simple : elle offre une sécurité importante et des factures plus simples à comprendre. Au contraire, un prix variable change régulièrement, notamment en fonction de l’évolution du marché.

Pour l’instant, les fournisseurs fonctionnent avec une indexation trimestrielle, réalisée sur la base de paramètres imposés. Mais dès janvier 2018, ces derniers seront libres et l’indexation sera mensuelle. Ce nouveau système d’indexation compliquera donc la comparaison des offres d’énergie. Cependant, le gaz possède un avantage par rapport à l’électricité : les prix de ce combustible fluctuent de façon moins importante. Choisir un contrat de gaz à tarif variable ne signifie donc pas automatiquement subir des hausses de prix élevées.

Quel que soit le type de contrat choisi, il reste primordial de choisir avec soin son fournisseur de gaz. Non seulement pour payer le moins cher possible, mais aussi pour bénéficier d’un service clients efficace. Besoin d’aide pour savoir quel acteur du marché correspond le plus à vos critères et à votre consommation de gaz ? N’hésitez pas à appeler nos conseillers au 0800 37 369 ou à les contacter par e-mail (info@comparateur-energie.be).

Comparatif du tarif du gaz en Flandre et en Wallonie

Quelle est l’entreprise de fourniture de gaz la moins chère ? Pour le savoir, retrouvez ci-dessous l’offre phare à prix fixe des cinq principaux fournisseurs.

Prix du gaz (c€/kWh) en Flandre et en Wallonie, TVAC – à jour au 3 novembre 2017
Fournisseur Nom de l’offre Coût du kWh de gaz Redevance (€/an)
Engie Electrabel Easy fixed 3,29 27,23
Luminus Optifix 2,48 15
Lampiris TOP 2,61 75
Eni Start 2,34 40
Essent Fixe 3,16 69,95

Comparatif du tarif du gaz à Bruxelles

Trouver un fournisseur de gaz pas cher à Bruxelles, c’est possible ! Pour ce faire, il suffit simplement de comparer les prix du gaz de ville. Ci-dessous, l’offre phare à prix variable des principaux fournisseurs.

Prix du gaz (c€/kWh) à Bruxelles, TVAC – à jour au 3 novembre 2017
Fournisseur Nom de l’offre Coût du kWh de gaz Redevance (€/an)
Engie Electrabel Easy indexed 3,08 42,35
Luminus Optimal 2,92 40
Lampiris Tip 3,18 39,99
Octa+ Omnium variable 2,71 50
Mega Free 2,55 45

L’évolution du prix du kWh de gaz en Belgique

Depuis 2007, le marché de l’énergie est ouvert à la concurrence partout en Belgique. Supposé engendrer une baisse des coûts de l’électricité et du gaz, cet évènement tient-il ses promesses ? Pour le savoir, la CREG, le régulateur fédéral, a mené une étude concernant l’évolution du prix du gaz naturel facturé aux consommateurs. On y apprend ainsi que, par rapport à 2007, la composante énergie de la facture de gaz a, en moyenne, diminué de 16% fin 2016.

Graphique de la CREG montrant l'évolution du prix du gaz entre janvier 2007 et octobre 2016

Évolution du prix de la partie énergie, en € par MWh pour les clients domestiques*. Source : « Étude sur les composantes des prix de l’électricité et du gaz naturel », CREG

*T2 est un client domestique.

Cette tendance à la baisse se poursuit-elle là où des monopoles sont encore en place ? Concernant le tarif du réseau de distribution, la réponse est non. En effet, la CREG signale une hausse moyenne de 34 % entre 2007 et 2016. C’est en Wallonie qu’elle est la plus forte (+ 69 %), notamment à cause de l’augmentation du tarif des obligations de service public (OSP) et de l’extension des réseaux. Une sacrée différence avec la Flandre puisque la hausse y fut, en moyenne, de 17 %.

Pour information, en Wallonie comme en Flandre, les obligations de service public permettent de financer l’installation de compteurs à budget et la gestion des clients protégés. À la différence que dans le sud du pays, les coûts de ces compteurs à carte se sont envolés.

D’un point de vue plus global, tous postes de la facture confondus, le prix final du gaz a grimpé de 2,50 % entre janvier 2007 et décembre 2016.

Que faire pour diminuer sa facture de gaz ?

Même lorsque les prix baissent, il est important de réaliser au moins une fois par an un comparatif des offres de gaz. Pourquoi ? Parce que les promotions réservées aux nouveaux clients ne sont valables que durant ce laps de temps et, très souvent, ce sont elles qui permettent d’obtenir du gaz pas cher et donc de réaliser des économies significatives.

Si ce rythme vous effraie, rassurez-vous : rejoindre un autre fournisseur de gaz ne prend que quelques minutes et le nouveau se chargera de toutes les démarches. Et en plus, c’est gratuit ! Cela vous semble trop beau pour être vrai ? Faites part de vos éventuels doutes à nos collaborateurs, joignables au 0800 37 369, de 9h à 12h30 et de 13h30 à 17h30. Ils répondront à vos questions et feront le nécessaire pour mettre un terme à vos grosses factures de gaz, c’est promis !

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